The Haunting of Hill House

By | 11 novembre 2018

Depuis quelques semaines, une série revenait sur les lèvres de nombre de personne que je suis ça et là, attisant de fait ma curiosité (les vilaines langues diront qu’elle n’a pas besoin d’être attisée !). Je suis donc passée à l’action et avec Mamoune, nous nous sommes avalées les quelques 10 épisodes de ce qui est pour le moment l’unique saison de ce petit bijou.

 

À l’été 1992, Hugh et Olivia Crain s’installent temporairement dans un ancien manoir, Hill House, avec leurs cinq enfants : Steven, Shirley, Theodora (Theo), Luke et Eleanor (Nell). Ils subissent des événements paranormaux et des pertes tragiques, les forçant à quitter la maison. En octobre 2018, 26 ans après les hantises, les frères et sœurs Crain et leur père, Hugh, se retrouvent réunis après une nouvelle tragédie, les forçant à affronter les démons intérieurs de leur enfance partagée et leurs pertes.

Cette série est évidemment résolument à classer dans le genre horrifique, mais une horreur distillée avec finesse et esthétisme. Enfin, quand je dis finesse, cela signifie juste qu’il n’y a pas de tripaille, de têtes qui volent ou d’œil qui exorbité hormis les miens qui n’ont eu de cesse de s’ouvrir et se fermer au rythme d’un suspens haletant.

L’esthétique donc de cette série est sans doute son point le plus fort. Les allers-retours entre le passé et le présent sont subtilement menés, nécessitant une attention de tous les instants (ce qui, pour une hyperactive des écrans comme moi qui écris sur son portable et regarde la télé en même temps, fut une gymnastique inhabituelle).

Les différents personnages sont extrêmement attachants, chacun à leur manière. Une mention particulière pour la mère – jouée par Carla Gugino, que l’on ne verra jamais vieillir et dont la présence pèse sur la série, et me concernant pour Nell (Eleanor) Crain – jouée par Victoria Pedretti : cette dernière souffre de paralysie du sommeil, trouble que je connais plutôt bien.

Très troublante et dérangeante, cette série monte crescendo. j’ai sursauté à maintes reprises. J’ai ragé, j’ai pleuré, j’ai sursauté encore, je me suis mangée l’intérieur des joues, j’ai fermé les yeux, j’ai enlevé le casque de mes oreilles, j’ai souri, j’ai sursauté encore et toujours. Bien qu’un peu déçue par la fin que j’imaginais tellement plus noire, c’est une série que je recommande. Mais pas le soir, seule, dans le noir !

A noter qu’il s’agit d’une série en One-Shot, qu’il devrait y avoir d’autres saisons, mais sur d’autres sujets donc.

 

Stéphanie

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