Une souris bleue, un dragon et une licorne

By | 11 octobre 2017

Il y a quelques semaines de cela, ma blogopine La Carne nous a informés de l’arrivée imminente d’un roman dont elle se délectait par avance :

« Une souris bleue, un dragon et une licorne » de Marie Belfaud, connue également pour être la plume du blog hara kiri. L’avis de La Carne comptant énormément parce qu’elle me fait peur a quand même des goûts assez certains, dès sa parution je me suis jetée dessus et, étonnamment, je l’ai dévoré en quelques nuits à peine.

Le pitch

Lucie, jeune illustratrice fuit sa vie parisienne et trouve d’abord refuge chez son frère, puis s’installe seule à la campagne. Cette fuite se transformera en quête. Quête de son passé et de celui de sa famille, et quête de ses envies, ses peurs et son avenir. Sur fond de Shoah, de culpabilité du survivant et de violence, mais aussi de tendresse, d’amour et de rencontres, elle va tenter de se construire et de bâtir une vie calme et sereine.
Au fil des pages, on rencontre un ami-frère mieux que ça ; un écrivain un peu mégalo totalement épris d’envoûtantes rouquines ; un guide tunisien pourvu d’un sourire de soixante-quatre dents ; un infirmier charmeur ; une tante homosexuelle et rentre-dedans ; un homme dans la force de l’âge, épaule solide et soutien sans faille ; un chien nommé Râteau ; une souris bleue héroïne des enfants ; un dragon et une licorne.

Un vrai goût de nouveauté

Lorsque des blogueuses se lancent en littérature, le risque est de tomber dans le schéma assez habituel d’auteures de livres à filles voire de livre à mères : mes gosses, leurs couches et leurs vomis, volume 1, 2 et 3, la desperate housewife mais french, la jeune fille et le gland en mocassin (ou l’inverse?), 50 nuances de poils de cul, j’en passe et des meilleurs.

Dans ce premier roman, il n’est pas totalement question de mièvrerie. En tous cas pas pendant les 2/3 de la lecture. Les personnages sont particulièrement variés, parfois loufoques, souvent attachants, croqués de fort belle manière par Marie. Les situations, parfois rocambolesques, s’enchaînent dans un rythme quasi hollywoodien.  On voyage avec Lucie, on s’émerveille grâce à Marie. La richesses des situations coulent sans devenir indigestes. Le livre s’avale, le temps passe vite. Trop vite.

Une fin peut être trop conventionnelle

Le seule bémol que je mettrais concerne la fin du livre (le dernier quart environ) qui ne m’a pas vraiment convaincue, trop conventionnelle à mon goût. Il ne s’agit donc que de mon point vue, un avis évidemment complètement subjectif. Cela étant, cette fin de roman devrait plaire au plus grand nombre et c’est bien la le principal.

Une auteure à suivre

Marie Belfaud, pour ce premier roman, réussit un coup de maître : son talent est indéniable, les mots son maniés avec douceur, jamais brusqués, caressés. Elle a su allier maîtrise d’un univers plein de rebondissements et richesse des émotions sans que sa plume ne soit alourdie ou indigeste. J’espère bien égoïstement, que son prochain roman saura se diriger vers un univers plus sombre ou cynique, un domaine où sa plume devrait pouvoir s’épanouir sans difficulté !

Bravo Marie et merci pour les nuits agréables passées en ta compagnie !

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