Mes lectures de l’été

By | 6 septembre 2018

Juillet et Août : des mois propices aux lectures nocturnes. Cet été, bien que mon rythme soit un peu plus lent, a vu ma pile à lire diminuer. Un tout petit peu. Même si elle est à nouveau proche de l’obésité !

En voiture Simone, Aurélie Valognes

Pour une comédie familiale irrésistible, il vous faut : un père, despotique et égocentrique, Jacques. Une mère, en rébellion après quarante ans de mariage, Martine. Leurs fils, Matthieu, éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants ; Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps ; Alexandre, rêveur mou du genou. Et… trois belles-filles délicieusement insupportables ! Stéphanie, mère poule angoissée ; Laura, végétarienne angoissante ; Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l’arrivée va déstabiliser l’équilibre de la tribu.
Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d’une sagesse à faire pâlir le dalaï-lama, et un chien qui s’incruste. Mélangez, laissez mijoter… et savourez !

la quatrième de couverture m’a vendu le rêve d’un roman familial, de tranches de vie truculentes, de personnages succulents. Mais j’avoue avoir été aussi déçu qu’un gastronomique qui t’offrirait un big Mac. Certes magnifié, certes amélioré, avec des ingrédients de bonne facture, mais qui au final restera un banal burger. Je suis déçue car la demoiselle avait de quoi nous offrir un roman digne de Nicole De Buron que j’affectionne particulièrement dans ce style. Mais le soufflé ne peut tenir, le roman est trop court et donc tout est précipité. Je ne dirais pas bâclé, mais juste survolé. Dommage !

L’île des chasseurs d’oiseaux, Peter May

Marqué par la perte récente de son fils unique, l’inspecteur Fin Macleod, déjà chargé d’une enquête sur un assassinat commis à Edimburg, est envoyé sur Lewis, son île natale, où il n’est pas revenu depuis dix-huit ans.
Un cadavre exécuté selon le même modus operandi vient d’y être découvert. Cependant, dès l’autopsie effectuée par le médecin légiste, Fin ne croit plus à un lien entre les deux affaires.
Sur cette île tempétueuse du nord de l’Écosse, couverte de landes, où l’on se chauffe à la tourbe, pratique encore le sabbat chrétien et parle la langue gaélique, Fin retrouve les acteurs de son enfance, à commencer par Ange, chef tyrannique de la bande dont il faisait partie.
Marsaili, son premier amour, vit aujourd’hui avec Artair. Ce même Artair dont le père a perdu la vie en sauvant celle de Fin lors de l’expédition qui, chaque année, depuis des siècles, conduit une douzaine d’hommes sur An Sgeir, rocher inhospitalier à plusieurs heures de navigation, pour y tuer des oiseaux nicheurs.
Que s’est-il passé il y a dix-huit ans entre ces hommes, quel est le secret qui pèse sur eux et ressurgit aujourd’hui ?

Voilà un cadeau qui m’aura interpelé. Connaissant la culture de Nathalie qui m’a offert la trilogie, je sais déjà que le choix sera intéressant et riche. Ce livre est une pépite. Je me suis retrouvée dans les landes écossaises, le visages battu par le vent, une ambiance d’un autre temps qui prend aux tripes. On se retrouve embarqué dans une enquête où s’entremêlent histoire familiale et passé oppressant pour un roman haletant et réussi.

L’homme de Lewis, Peter May

En rupture de ban avec son passé, Fin Macleod retourne sur son île natale de Lewis. La mort tragique de son jeune fils a pulvérisé son mariage. Impuissant et résigné, il a quitté la police. La lande balayée par les vents, la fureur de l’océan qui s’abat sur le rivage, les voix gaéliques des ancêtres qui s’élèvent en un chant tribal : il pense pouvoir retrouver ici un sens à sa vie. Mais, Fin à peine arrivé, on découvre le cadavre d’un jeune homme, miraculeusement préservé par la tourbière. Les analyses ADN relient le corps à Tormod Macdonald, le père de l’amour de jeunesse de Fin, et font de lui le suspect n° 1. C’est une course contre la montre qui s’engage alors : l’inspecteur principal est attendu sur l’île pour mener l’enquête et il n’épargnera pas le vieil homme, atteint de démence sénile. Au rythme des fulgurances qui traversent l’esprit malade de Tormod, le passé ressurgit, douloureux, dramatique, et dévoile le sort que la société écossaise a réservé pendant des décennies aux « homers » : ces enfants orphelins ou abandonnés que l’Église catholique envoyait sur les îles Hébrides.

second opus de la trilogie de Lewis dans laquelle je me suis plongée avec délice. On retrouve Fin sans insigne mais un flic reste un flic : entre un passé qui s’invite dans le présent et ce dernier qui semble s’enliser dans les tourmentes d’avant. Une écriture extraordinaire, un suspens haletant. Merci Nathalie !

 

La nuit de L’ogre, Patrick Bauwen

Chris Kovak, médecin urgentiste aussi sombre que séduisant, prend en stop une jeune femme blessée qui fuit au premier feu en abandonnant son sac.
Celui-ci contient du sang et une tête humaine dans un bocal.
Dans le même temps, son ancienne compagne le lieutenant Audrey Valenti enquête sur une agression atroce.
Ils font tout pour s’éviter mais leurs chemins vont se croiser.

J’ai découvert Patrick Bauwen en l’écoutant parler de son dernier livre et l’enthousiasme qu’il déployait a été convaincant.  Ce n’est qu’au bout de quelques pages que je me suis aperçu qu’il y avait déjà un tome avec le docteur Kovak, qu’importe, la lecture peut se faire sans. Un excellent thriller ! si la fin ne m’a pas totalement convaincue, j’ai dévoré l’ouvrage en quelques jours du fait d’un style qui nous tient en haleine du début à la fin.

 

L’œil de Caine, Patrick Bauwen

Tout le monde cache quelque chose. Votre voisin, votre femme, votre ami. Et si vous pouviez tout savoir ? Connaître leurs peurs, leurs secrets intimes ?
Comme dans « L’œil de Caine », un reality show qui fascine l’Amérique. Dix candidats, dix secrets.
Des gens comme vous et moi. Enfin comme vous surtout. Parce que moi, je ne suis pas au programme: je suis l’invité surprise.
Celui qui rôde en attendant son heure. Celui qui va les embarquer là où rien n’est prévu. Dans mon jeu sanglant. Mon propre mystère.

La rencontre de 10 petits nègres et de Loft Story. J’aime bien ces livres où tu sais que, mais non en fait ce n’est pas si simple. Encore une foi, je me rends compte de la facilité avec laquelle Patrick Bauwen m’a entraînée à toute vitesse au milieu de nul part. Comme pour la nuit de l’ogre, j’avoue que la fin ne m’a pas emballée plus que cela, mais encore une fois, la force de Patrick Bauwen est que cela m’importe peu du fait du plaisir pris durant ma lecture.

 

Madame Bovary, Gustave Flaubert

C’est l’histoire d’une femme mal mariée, de son médiocre époux, de ses amants égoïstes et vains, de ses rêves, de ses chimères, de sa mort. C’est l’histoire d’une province étroite, dévote et bourgeoise.
C’est, aussi, l’histoire du roman français. Rien, dans ce tableau, n’avait de quoi choquer la société du Second Empire. Mais, inexorable comme une tragédie, flamboyant comme un drame, mordant comme une comédie, le livre s’était donné une arme redoutable : le style. Pour ce vrai crime, Flaubert se retrouva en correctionnelle. Aucun roman n’est innocent : celui-là moins qu’un autre. Lire Madame Bovary, au XXIe siècle, c’est affronter le scandale que représente une ?uvre aussi sincère qu’impérieuse. Dans chacune de ses phrases, Flaubert a versé une dose de cet arsenic dont Emma Bovary s’empoisonne : c’est un livre offensif, corrosif, dont l’ironie outrage toutes nos valeurs, et la littérature même, qui ne s’en est jamais vraiment remise.

Premier ouvrage de mes lectures et/ou relectures des grands classiques. J’ai choisi un livre qui du haut de mes 15 ans ne m’avait pas fait rêver : elle s’ennuyait Emma et à l’époque, le gros succès de Flaubert était pour moi d’avoir réussi à faire transpirer cette ennui page après page. Force est de constater que presque 30 ans après, ma vision littéraire a bel et bien évolué. j’ai aimé ce livre, souffert pour Emma, je l’ai comprise également.

 

Monster, Patrick Bauwen

Mon nom est Paul Becker. Je suis médecin. Je vis dans une petite ville, en Floride. J’ai une femme, un fils, un boulot que j’aime. Une existence ordinaire. Jusqu’au jour où je découvre un téléphone portable.
L’un de mes patients l’a perdu dans mon cabinet. Un homme étrange. Dangereux. Soudain, ce téléphone sonne. Et ma vie bascule. Complots. Meurtres. Disparitions. Toutes mes certitudes vont s’effondrer. Pourquoi je vous raconte tout ça ? C’est très simple…

Votre vie va basculer aussi.

Encore un polar haletant. Prenant, angoissant. On y retrouve également des personnages qui auront une place prépondérante dans l’oeil de Caine. Une lecture efficace, un auteur que je retrouverai avec plaisir !

 

Stéphanie

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