Mes états d’esprit du vendredi : bilan 2018

By | 28 décembre 2018

 

Voici venir le dernier petit rituel  de l’année, calqué sur celui initié par la non moins sympathique Zenopia et le non moins charmant Postman.  Je n’aurai tenu que 26 semaines, 6 mois en 2018. Je tacherai d’être plus régulière en 2019 : peu importe le nombre de lecture, l’écriture possède ce petit quelque chose d’apaisant et de constructif chez moi que je me refuse à refouler !

C’est parti pour le bilan de l’année !

[jour vendredi 27 décembre 2018] – [heure locale – 09h47 (mes RDV n’ont qu’à venir aussi !]

fatigue : encore une année bien compliquée. Quand c en’est pas ma fille qui fait la grève de l’oreiller, c’est mon cerveau qui fait celle de la pause. Mais bon gré mal gré, je trouve que je m’en sors pas si mal. Rares sont les fois où je me suis effondrée et là, finalement, je trouve un rythme de croisière, certes un peu chaotique, mais un rythme quand même ! La fatigue émotionnelle est plus complexe, mais tant que je n’arriverai pas à détacher mon état de celui de mamoune, je serai que cela sera compliqué. Mais la balle est dans mon camps, tout ne dépend que de moi.

humeur :  J’avoue, je suis passée par tous les états possibles et imaginables : de la joie, à la colère, à la peur, à la frustration, à l’envie …. A chaque fois, j’ai trouvé une certaine légitimité à ces émotions aussi variées qu’intenses. Mais, et c’est un réel progrès, j’ai su posé des mots dessus, et essayer de passer outre (pour les plus négatives). Bon, on ne va pas se la jouer poker menteur, cela n’a pas toujours été une réussite. Néanmoins, j’ai énormément progressé dans l’analyse de mes réactions et franchement, moi je dis, chapeau bas ! Beaucoup de choses restent à évoluer : la petite estime qui me me manque, le manque de confiance qui ne manque pas, la peur de perdre ou d’être perdue… Mais j’ai évolué et ça c’ets quand même une sacrée bonne nouvelle !

estomac : tout avait bien commencé, – 10 kg en 4 mois, puis tout s’est mal continué, + 5 en 7 mois. une reprise il y a quelques semaines anéantie par les fêtes. mais je me suis prouvée que j’étais capable, de bonne augure pour l’an prochain.

cond. phys. :  j’ai tenu le basket une année entière et j’ai rempilé en septembre. C’est difficile, mais j’adore ça. Grâce à une coach pleine d’enthousiasme et à un groupe très attachant. Des problèmes dentaires toujours pas résolus (RDV chez l’endodontiste le 27 février… rdv pris en octobre je crois ?), ce qui fait que je suis sous antibio et cortisone minimum 1 semaine par mois. Des problèmes au sein encore, rien de grave, mais savoir que le risque d’attraper une saloperie est bcp important que la moyenne chez moi, forcément, parfois, ça me fait un peu flipper. Sinon, ça va plutôt pas mal !

 esprit : comme l’humeur, en dent de scie. Toujours très occupé. Je me suis vraiment remise à écrire, et ça me fait vraiment un bien fou. Un pseudo début de roman (une trentaine de pages), des résumés de réunions d’école, un projet pour la fin de l’année scolaire … J’ai trouvé un rythme assez lent mais qui me convient : j’écrit, puis je corrige le soir. Le lendemain je relis et je remodifie. ce n’est donc pas de l’écriture rapide, mais de l’écriture quand même !

 boulot : Une année de remise en question qui va me permettre de me poser les bonnes en 2019, je l’espère. Des projets chronophages émotionnellement très prenants. Une envie de changement qui me parait très compliquée : à voir comment la mettre en oeuvre ou l’assouvir d’une autre façon. Bref, j’ai de quoi faire pour l’année qui s’annonce.  

culture :  d’un point de vue bouquin, malgré les nuits souvent trop courtes, cela n’aura pas été un grand cru. 26 livres seulement, 1 tous les 15 jours, c’est finalement assez peu. Avec de très jolies découvertes (la trilogie des oiseaux de Peter May), des confirmations (Ginie Grimaldi, ses étoiles et sa mamie), des déceptions (le dernier Anita Blake, comme l’avant dernier d’ailleurs et ceux encore avant. Pourquoi je m’accroche reste la seule énigme), des chouchoux que j’ai adorés retrouver (Olivier Norek et son incroyable entre 2 mondes, Minier et ses implacables soeurs), un énorme coup de cœur pour Delphine De Vigan et son écriture chirugicale. Beaucoup de ces découvertes auront été possibles grâce à Nathalie <3 

D’un point de vue série, elle est presque terminée donc je peux en parler sereinement, j’ai particulièrement apprécié Hippocrate, avec une Louise Bourgouin magistrale. The haunting of Hill House, très efficace. Les rivières pourpres également, une excellente surprise que cette série avec un Olivier Marchal encore une fois terrible.

D’un point de vue film, je ne retiendrai que « les chatouilles » : un film étourdissant. Une interprétation éblouissante. Un film dont on ne peut sortir indemne. Dont je ne suis sortie indemne.

 loulous :
Mon grand
il entre dans l’adolescence par la petite porte, en la forçant de ses épaules d’enfant avec une nouvelle force à laquelle je n’étais pas préparée. on se dispute, on s’engueule, on se crie dessus. Mais s’il pouvait savoir combien je l’aime… Nous vivons une configuration familiale qui n’est pas habituelle, avec mamoune qui vit avec nous. Alors forcément, cela engendre des tensions, notre manière d’éduquer n’est pas la sienne. Il en pâtit parfois, en joue souvent. Non, ce n’est pas facile tous les jours, mais c’est notre vie, notre choix. A nous de retrouver nos places respectives qui de parents, qui de grand-parent, qui d’enfant. Il travaille bien avec sa psy aussi sur sa difficulté à accepter les règles, ce mini rebelle qui a du mal à gérer cet aspect de sa personnalité. Il me faut accepter aussi que les études et lui ça fait 2. ne pas le lâcher évidemment, mais accepter qu’il n’ait pas ma curiosité, mes envies. Parce qu’il a tellement de qualités propres qu’elles se suffisent pour en faire le jeune homme qu’il commence à devenir.
Ma ptioteElle aura fait des progrès de géant cette année. On va passer le côté sommeil, hein, je pense que j’en ai pris pour une dizaine d’années encore… Elle a une soif d’apprendre que j’ai du mal à maitriser et assouvir, mais on y travaille. Il y a moins de colères explosives, et c’est appréciable (mais il en reste suffisamment pour que je me rappelle son caractère bien trempé). Elle a un amour pour l’école que seul celui des bonbons concurrence. Elle a une telle admiration pour sa maîtresse que la seule comparaison encore possible est l’admiration qu’elle a pour sa mère, oufff. Elle parle anglais tous les soirs, invente des mots quand elle ne les connait pas, recopie tout  ce qu’elle voit. Nous avons donc du « food », « lait UHT », amande, soja, qui est-ce », écrit sur des post-it collés dans toute la maison. Sa nouvelle lubie ? Apprendre à lire… Son principal frein ? La patience…  Des points négatifs, il y un reste un peu : son caractère têtu comme un mulet. Sa capacité à passer de la joie la plus intense à la colère la plus noire pour n’importe quelle raison. Un exemple ? elle s’est levée de fort mauvaise humeur parce que je ne l’avais pas réveillée en descendant : une tête de troll qui sort d’hibernation. Evidemment, mon fou-rire n’a pas amélioré le caractère de la demoiselle. Sa relation avec son frère est également difficile : je t’aime moi non plus… elle rapporte tout ce qu’elle peut, ne supporte pas de le voir dans la même pièce qu’elle et est désespérée quand il n’y est pas. Ma toute petite pas si petite que ça avec son caractère entier …

love : on en a essuyé des tempêtes cette année encore, mais dieu que je l’aime mon Ours rassurant, pragmatique. Je lui fais parfois vivre mon enfer, il m’offre toujours des raisons de croire en nous. Je le revois m’entourant maladroitement de tout ce qu’il avait, bravant sa propre tristesse alors que l’on disait adieu à notre poilu. Lui, il me manque à un point. Il nous manque à tous les deux.

Amitiés : cette année aura été placée sous le signe de l’amitié.
3 ont marqué 2018 à leur manière mais avec le même effet pour moi : une explosion des émotions et le doute qui inévitablement suit. Mais que j’essaie délicatement de pousser sous la moquette. 
Une rencontre tant attendu en juillet tout d’abord. Si l’on devait donner visage humain à la Bienveillance, ce serait le sien. Elle a les pieds fermement ancrés au sol mais le cœur rempli d’étoiles. Elle est ma Ginie Grimaldi à moi. Si l’on annonçait la fin du monde, je crois que je la voudrais pas trop loin de moi, tant sa bonté saurait me rassurer. Ma rousse, c’est quand tu veux, où tu veux (enfin quand on peut quoi).
une confirmation d’un élan du cœur. Ma douce folie du boulot dont les émotions me dégoulinent dessus à tel point que parfois je n’arrive pas à m’en défaire. Parce que l’on est connecté. Peut être que l’on ne s’en était pas aperçu avant. Peut être n’avais-je pas été assez attentive aussi. Ma panthère, je crois en toi, fais-en autant.
Une surprise enfin, celle que je ne cherchais pas et qui tombe du ciel. Une personne attachante au possible, terriblement touchante mais avec laquelle j’ai toujours l’impression de marcher sur des œufs. Je ne crois pas avoir été aussi déroutée par une personne auparavant. J’apprends à la connaitre, je vois ses doutes, je ne les comprends pas toujours, j’admire sincèrement la personne qu’elle est. Et je suis souvent déstabilisée. Pour preuve, j’ai le tutoiement facile. Là, cela a été plus compliqué. Mais on y est arrivé 😉

Le Jason Momoa de la semaine : 

oui Jason, je come je come et je me sit on you !

Message perso :  il n’y en aura pas. Je vous laisse le soin de me dire ce que vous souhaitez 😉

 

Citation de l’année  : “La bienveillance est, par excellence, la vertu d’un ami. Seul, il connaît notre véritable personnalité et nous aide à la conquérir.” Francesco Alberoni.

 

‘zic : 

[fin: 13h48 oui, oui, j’ai bossé entre temps !] 

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