MemoreM semaine 3

By | 14 janvier 2019

 

Mouss, du haut de son envie et de sa folie, a décidé cette année de rempiler dans un projet très ambitieux, du moins pour moi.

  il s’agit « d’un atelier d’écriture (et plus largement de création en tout genre), toujours tourné vers le positif parce que ça fait du bien à tout le monde, et basé sur les BONS souvenirs ou des anecdotes POSITIVES de notre vie. Ceci dit, ça peut aussi être une mésaventure avec une bonne finalité ou une bonne morale/leçon à la fin ».

Tu trouveras, si cela t’intéresse, toutes les infos ici.

Après avoir parlé de mes livres fétiches en première semaine, je me suis laissée tenter par le nouveau thème, même s’il m’est impossible de le traiter de manière aussi restrictive.

Il faut savoir que j’ai énormément déménagé dans ma jeunesse, près de 13 déménagements en 15 ans. Aussi, la notion d’amitié est elle quelque chose de très complexe à appréhender. Difficile de se lier lorsque l’on a un caractère aussi timide que le mien, en changeant aussi régulièrement d’école que je l’ai fait, souvent même en cours d’année. Aussi, mes amitiés ou ébauche ont elles non seulement un goût particulier, mais ne peuvent être unique.

H. ma pote de collège

Lorsque que je suis arrivé dans mon collège de campagne, je ne connaissais personne. On avait emménagé à peine quelques jours avant la rentrée. Je me suis retrouvée propulser dans un univers scolaire inconnu, parmi des élèves qui eux avaient fait pour la quasi totalité tout leur primaire ensemble. La première journée a juste été abominable. Sauf que rapidement, c’est une espèce de feu follet qui s’est mis à me tourner autour. Aussi fantasque que sa soeur jumelle était sage. Aussi sociable que j’étais timide. Et pourtant, c’est une véritable amitié qui est née en 2 temps trois mouvements. On se sera faites reprendre un nombre incalculable de fois pour nos bavardages intempestifs… on aura usé les tapis du cours de sport. On aura ri encore et encore. Plus de 20 ans après notre séparation, je l’ai retrouvé. Depuis, je suis marraine d’un petit Moulaye, grâce à elle, elle-même marraine d’une petite Anta. On rêve d’aller au Sénégal les rencontrer, toutes les 2…. Et on ne se perdra plus de vue !

A. ma pote de lycée

Lorsque je suis partie du collège, cela a été pour me plonger dans la vie d’un lycée que j’ai détesté. Je l’appelais le bagne. Immense, sans âme, je devais me lever tôt pour prendre le bus, ce dernier 1 semaine sur 2 partait à 6h30, et 1 semaine sur 2 je rentrais à 19h00. Et là-bas, j’ai rencontré une personne pour laquelle je garde encore une profonde affection. Nous avons ri en cours ensemble, chanter la marseillaise durant le cours de Madame COULON (oui je me souviens de son  nom !) adoré la même prof (Mme Braleret, tu te souviens ?), j’ai pleuré quand, après le bac, elle est partie passer un an aux USA. Elle avait fait une fête avant son départ. Je bossais à l’époque, je m’étais endormie après la séance piscine devant le film de sa chambre que je trouvais géniale. Il y a quelques années on s’est retrouvée grâce aux réseaux sociaux et j’en suis réellement Heureuse.

D. mon amie toulousaine

Lorsque j’ai débarqué à Toulouse, je ne connaissais personne, mais bon, c’était une routine pour moi ! L’ours n’avait pas encore de travail, mais passait la plupart de son temps chez moi. Et j’ai trouvé un stage, puis je suis devenue bénévole et enfin salariée de la même association. Rapidement, j’ai trouvé en cette (à l’époque) jeune femme, une véritable écoute : elle était posée là où je ne le serais jamais, ouverte, pragmatique avec ce grain de folie qui me rassurait. On se sera disputé une fois en 15 ans. Elle a depuis changé de voie. Il n’y a pas un jour où je ne regrette de ne pas l’avoir à mes côtés. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps quand elle est partie, il m’arrive de pleurer encore. Mais avec elle, ce sera jusqu’à la fin <3

N. l’amie Facebook

Elle cela a été une évidence. Nous sommes tellement différentes que cela ne pouvait que fonctionner. Elle est le soleil, je suis la lune qui se planque derrière. Elle rayonne et je suis la lumière noire qui absorbe tout. On s’est rencontré cet été. J’espère ne jamais rester loin de sa vie.

C. une amie en devenir

Là où N. est mon opposé, C. possède des ressemblances avec ce que je suis qui me trouble profondément. Est-ce à cause, ou grâce à cela, que ma timidité s’est (presque) refusée à elle ? J’ai un profond respect pour elle, pour la professionnelle qu’elle est, pour la femme qu’elle est, pour ce qu’elle ne veut pas montrer et ce qu’elle ose découvrir. Et j’espère que cela durera plus qu’une scolarité en maternelle.

L’amitié est suffisamment précieuse pour moi pour avoir souvent peur de la perdre. Et pour l’apprécier jour après jour.

4 thoughts on “MemoreM semaine 3

  1. sauvin

    C’est malin , j’ai les larmes aux yeux ……On se perdra jamais de vue , promis !!!!!!

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  2. Cécile C

    Bonjour,

    Pareil pour moi, j’ai les larmes aux yeux et un joli sourire aux lèvres ! Ton texte est magnifique ! Ce sont de belles rencontres et je vous souhaite une longue, longue, longue amitié <3
    Cécile

    Reply

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