ma toute petite plus si petite que ça

By | 9 mars 2019

5 ans…

5 ans déjà que ma petite plus si petite que ça a déboulé dans nos vies comme un boulet de canon. En 10 mn c’était plié, ni vu ni connu mais bien entendu j’t’embrouille,  tu arrivais en hurlant ton envie de vivre à qui voulait bien l’entendre. Et ça pour l’entendre, on l’aura entendu….

Contrairement à ce que les photos montrent régulièrement, c’est avec aussi peu de régularité que tu décides de dormir. Rapidement d’ailleurs. dès la première nuit, tu poses tes règles : dormir, c’est pour les faibles, et toi, tu as le caractère d’un roc.

ouais, là je dors, mais j’ai enchaîné les nuits blanches à la maternité, si si !

Si ta relation avec ton frère est faite des hauts et des bas communs à chaque fratrie, il y a eu de l’amour dans son regard quand tu es arrivé. Dès le premier instant. Un amour qui ne s’est jamais terni, malgré les disputes et ta jalousie rapidement présente. Et ses yeux dans les tiens, à moins que cela ne soit l’inverse, c’est un tsunami d’émotions qui déferle.

 

Et maintenant qu’en est-il de toi ?

Aujourd’hui tu as 5 ans et tu n’es plus si petite que ça.

Tu joues ton rôle de maman de ta famille nombreuse de poupées à la perfection : ils ont intérêt de filer droit tes marmots, faute de quoi, c’est la punition assurée :

tu recopies quarante-soixante-mille-10 fois je ne dois pas taper ma sœur !

Ils ont intérêt d’aimer écrire tes futurs enfants ! Mais tu les consoles et les cajoles avec le même amour que s’ils étaient vivants.

Tu adores emprunter mon gloss que tu planques dans ton petit sac Hibou rose pailleté ou ta petite pochette licorne grise poussière d’étoiles (selon ta propre définition du gris brillant) que tu auras su te faire offrir d’un regard implorant il y a de cela quelques jours.
Tu restes des heures à faire semblant de te maquiller : et tout y passe : blush, mascara, eye-liner, rouge à lèvre… Ce qui nous aura inspirés pour ton cadeau du jour cette tête à coiffer et maquiller. Je crains d’ailleurs que le maquillage présent dans la mallette ne termine sur ton visage et que tu ne te décides à aller à l’école maquillée comme un camion volé.

En parlant d’école, c’est sans doute là que tu t’épanouis le plus, à tel point qu’à chaque début de vacances,il faut faire le décompte précis des jours te séparant de la reprise. Et chaque croix apposée sur une journée passée est une victoire, là où ton frère entame sa longue descente dans la dépression de celui qui, définitivement, n’aime pas le milieu scolaire. Tu es fière de me montrer toutes tes productions, on regarde tes cahiers et classeur une dizaine de fois, tu m’expliques tout, tu mimes et refais chaque moment de ta classe, à ta façon. Tu as 5 ans, tu te vois déjà chez les grands.

Tu es joueuse et mauvaise perdante. Je suis joueuse et pas toujours conciliante. Alors tu râles et tu boudes, pour mieux recommencer après. Nous avons tenté le time’s Up enfant, et tu t’es révélée être une compétitrice hors pair, sachant mimer et décrire avec la roublardise des plus vieux.

Tu es toujours ma tornade qui a tendance à tout balayer sur ton passage, mais, cette année, je crois que je t’ai enfin comprise. Que l’on s’est enfin comprise plus exactement.

Ces dernières années, j’ai eu beaucoup de mal avec le regard extérieur face à tes excès, par rapport à ton côté « dévastateur ». Ce dernier, depuis ton entrée à l’école et surtout depuis cette seconde année, s’est apaisé. Non que tu sois sage comme une image ou comme un pot que l’on peut poser et reprendre 2 heures après, mais tu es tellement curieuse, sociable, enjouée à l’idée de connaître et échanger avec l’autre, que cela en devient plus simple à comprendre. Pas toujours à gérer, surtout ton côté pot de glu, mais tellement plein de tendresse, que souvent, on te le pardonne.

Très à fleur de peau, on se ressemble sur ce point comme sur tant d’autre. Ta crainte de ne pas être aimée, ta peur d’être repoussée, ton besoin de comprendre pour pouvoir accepter…

et ce côté fusionnel avec moi qui me pesait tant et dont cet année j’ai découvert qu’il était réciproque : j’ai autant besoin de toi que toi de moi.
oh, on se dispute encore souvent, je hausse le ton régulièrement, mais beaucoup moins, car tu n’aimes pas cela. Tu te bouches les oreilles refusant de m’écouter lorsque je suis en colère, ce qui la fait retomber aussi sec. Nous passons de longs moments à nous parler. Tu es souvent la seule à voir que je ne suis pas dans un bon jour, à le ressentir comme si cela vibrait en toi aussi. Et dans ces moments, ma petite plus si petite que ça, tu deviens une vraie sangsue. Remplie de cet amour dont je ne vois pas la fin.

Depuis que notre poilu n’est plus là, tu as compris que la vie avait une fin,e t tu as peur de me voir partir dans les étoiles. Ce jour-là, tu sais aussi que je resterai près de toi, que je ne lâcherai jamais ton coeur.

Tu le sais, je te le dis tous les jours, tu es et restera mon bébé, mais en une année, tu as gagné autant de maturité que j’ai récupéré de cheveux blancs. Tu imagines ?

tu as 5 ans et tu continue de manger des YaRouts, de me faire des tonnes de caNins, tu commences déjà à me demander l’adoption de phaMses, tu me piques toute ma petite monnaie au moindre « putain » négligemment lâché dans une conversation, tu dorMEs serrée contre moi, encore, parfois, mais tellement moins souvent.
Aujourd’hui tu as 5 ans et tu as tellement grandi.

JE T’AIME

bon anniversaire ma petite plus si petite que ça….

 

4 thoughts on “ma toute petite plus si petite que ça

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