l’estime de moi

By | 17 octobre 2019

Tout à l’heure j’ai partagé une petite phrase que j’ai trouvée très juste au moment où je l’ai lue :

Et pendant la demi-heure qui a suivi elle a résonné (voir raisonné) en moi de manière assez déplaisante.

Je m’aperçois (le travail effectué sur moi il y a quelques années commencerait-il à porter ses fruits ?) que nul n’est plus  dur avec moi que moi-même.

Comment me vois-je ? (c’est moche à dire hein vois-je !)
Comme la grosse sans grâce mais full graisse, qui n’a rarement, voire jamais, quelque chose d’intéressant à dire, qui bafouille, s’habille comme un sac, avec autant d’esprit qu’une chèvre sur un tas de paille, solitaire car inadaptée (ou inadaptable) aux relations sociales, qui ne s’affirme que très rarement, car a-t-on déjà vu un sac prendre des initiatives ?

Comment réagis-je ? (oui c’est tout aussi moche que vois-je !) :
En restant à couvert, en me protégeant des autres et peut être avant tout de moi-même.
je reste à l’aise derrière un écran ou une feuille, car je suis invisible. Je maîtrise ce que je veux écrire, quand bien même je le regrette parfois, je maîtrise le verbe, je maîtrise la forme. Je ne me regarde pas lorsque j’écris, je vis tout simplement, sans crainte du regard de l’autre.

Car c’est ce regard qui est tout à fait capable de me remettre à la place que je me suis attribuée.
Le regard de celui qui partage ma vie : il le dit bienveillant, je le trouve transparent.
Le regard de mamoune, même si j’essaie de me détacher de lui parce que l’on ne peut vivre à travers les yeux de sa mère.
Le regard de mes enfants, peut être le seul qui arrive à m’apaiser parce qu’encore rempli d’un amour désintéressé (« mamoune je t’aime. j’peux jouer ??? » oui, ok, mauvais exemple : ça compte pas!)
Le regard de mes collègues, par crainte de me tromper.
Le regard de ceux que je considère comme des ami.e.s, par peur de les décevoir.

Ne souhaitant pas me mettre en danger, je ne fais confiance qu’avec parcimonie. Mais c’est de cette confiance, lorsque je me livre et donc que je me retrouve en situation de vulnérabilité car ne maîtrisant pas la suite d’une relation, que naissent mes doutes, mes peurs. De ces doutes et ces peurs naissent des comportements tendant à épuiser l’autre, à l’éloigner de moi.

En bon scorpion que je suis, j’ai tendance à détruire ce qui pourrait être une chance d’être apaisée, à détruire finalement ceux dont je ne comprends pas le regard bienveillant qu’ils posent sur moi.

Et en bon scorpion que je suis toujours, je vais en souffrir tout en estimant qu’il n’y a pas d’autre issue.

Depuis plusieurs mois, je sors de ma zone de confort : départ en classe verte en juin 2019 avec ma fille, parent référent de l’équipe de basket de mon grand, intervention en public au niveau professionnel .
Je ne crois pas que cela change quelque chose dans ma façon de me voir, mais je continue à espérer le déclic qui fera que je commencerai un petit peu à m’aimer, que je commencerai à engranger un peu de confiance en moi, et que, principe des vases communicants, je ne serai plus en recherche de l’amour de l’autre, je le laisserai juste m’apprécier pour ce que je suis, sans penser que je suis une usurpatrice.

Mais t’inquiète pas, à part ça, tout va bien !

Stéphanie

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