le ménage du lundi

Y a des jours où tu te lèves et où tu te sens prête à avaler le monde en une respiration. Et puis y a des jours où tu te sens prête à le noyer dans un sanglot. A te noyer dans tes sanglots.

Et ce matin en fait partie, t’imagines bien. Y a des raisons, c’est évident, à un coup de mou, à un coup de blues, à un coup de j’n’en peux plus. Mais ce sont les raisons insidieuses, vicieuses, présentes, oppressantes, qui me font le plus peur. Celles que tu connais, t’sais, mais que tu te refuses à regarder en face parce que, de toutes les manières, tu n’as pas le don pour les apaiser.

Ce matin, alors que je cherchais désespérément ma motivation (la garce s’était planquée comme tous les lundis) ainsi qu’une raison d’aller au travail avec le sourire et l’entrain d’un nain dans une mine d’or (non, aucun rapport avec ma taille), je suis tomber sur une boite. Telle Pandore, je l’ai ouverte et telle Pandore je l’ai regretté.

Se sont déversés alors mes doutes, qu’il me semblait pourtant avoir enseveli sous  3 tonnes d’organisation, un sac d’absence de certitude suivi de près par l’abattement (ce dernier devait être planqué sous une feuille de fatigue, car il me semblait l’avoir mis à la poubelle… comme quoi, le recyclage a ses limites) et une poche de solitude. Que dis-je, LA poche de solitude, celle qui me fait regarder le monde qui m’entoure avec les yeux d’une étrangère à un congrès du KKK. Et cette dernière, impossible de m’en débarrasser, elle doit être enduite de la colle extra-forte « Super-Peur-3 », je ne vois pas comment il pourrait en être autrement. 

Bref, j’ai tenté de refermer la boite, et même en m’asseyant dessus, le couvercle restait obstinément ouvert. 

Alors j’ai tout étalé dans ma voiture. J’ai regardé le bazar contenu dans ma tête. J’ai soupiré. Un peu pleuré, comme si se lamenter sur mon sort allait me permettre d’y changer quelque chose, me suis questionner. Beaucoup évidemment. Remise en question. Encore, c’est la routine

Dès demain je reprends les révisions. Enfin, pour pas mal de thèmes, je n’vais pas te mentir, je vais prendre les révisions surtout. J’vais serrer les dents, et j’avais continuer à croire en un coup de pouce du destin, genre la bonne étoile qui saurait me donner la force de croire que je ne fais pas tout cela pour rien. Genre celle qui arriverait à me faire rire autant que j’arrive à faire rire les autres quand les nuages sont un peu trop sombres dans leur caboche.

Genre.

Et en attendant, je vais continuer à regarder mon bureau, que j’ai réussi à ranger, en me disant que le même ménage par le vide est envisageable pour ma tête.

 

Stéphanie

2 pensées sur “le ménage du lundi

  • 29 mai 2019 à 16 h 18 min
    Permalink

    Faut qu’on se voie !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Répondre
    • 31 mai 2019 à 5 h 10 min
      Permalink

      mais graaaaaaaaave

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.