coup de coeur : au petit bonheur la chance

By | 27 mai 2018

Cela fait plusieurs mois que je suis Aurélie Valognes sous Facebook, sans avoir franchi le cap de découvrir sa plume. J’ai besoin, de manière quasi systématique pour les auteur.e.s connecté.e.s, de m’imprégner d’eux. De les lire dans un autre contexte que leurs ouvrages. Contrairement à d’autres auteur.e.s que j’aime et admire tout particulièrement, elle n’est pas très expansive sur les réseaux sociaux. Je me suis alors intéressée aux blogs l’ayant chroniquée, aux articles la contant, aux reportages également, avant de me décider à me procurer son dernier roman, « Au petit bonheur la Chance ».

Parce que derrière chaque imprévu de la vie,
se cache une chance d’être heureux !

1968. Jean a six ans quand il est confié du jour au lendemain à sa grand-mère. Pour l’été. Pour toujours. Il n’a pas prévu ça. Elle non plus.
Mémé Lucette n’est pas commode, mais dissimule un cœur tendre. Jean, véritable moulin à paroles, est un tourbillon de fraîcheur pour celle qui vivait auparavant une existence paisible, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot. Chacun à une étape différente sur le chemin de la vie – elle a tout vu, il s’étonne de tout –, Jean et Lucette vont s’apprivoiser en attendant le retour de la mère du petit garçon. Ensemble, dans une société en plein bouleversement, ils découvrent que ce sont les bonheurs simples qui font le sel de la vie.

Un duo improbable et attachant pour une cure de bonne humeur garantie !

En lisant la 4ème de couv’, j’ai eu un peu peur de tomber dans un style que je n’aime pas : le sirupeux badigeonné de bons sentiments, saupoudré d’un peu de morale (voire moralisation). Et ce fut une véritable surprise littéraire et humaine qui m’a tendu les bras. De quelques sentiments simples et courants- la peur, la colère, la tristesse, la joie, Aurélie Valognes va peindre et dépeindre une palette d’émotions subtiles. Son roman ne se situe pas une époque qui m’est totalement contemporaine (je suis évidemment tellement jeune…) cependant, j’y étais. J’ai détesté Marie pour mieux l’aimer, j’ai adoré mémé Lucette pour toujours, j’ai consolé Jean, je l’ai engueulé, je l’ai félicité, je l’ai accompagné.

L’écriture d’Aurélie Valognes est tout sauf simpliste. Auteure populaire (et ce n’est pas un gros mot, promis!) chacune de ses phrases est réfléchie, construite, reconstruite. Elles trouvent leur place tel un grand jeu de Légo où l’on s’aperçoit vite que tout a été pensé. Le rythme est rapide malgré tout, la faute à des chapitre parfois extrêmement courts, ce qui m’aura un temps déstabilisé. Un temps seulement.

Il me tarde de découvrir ses autres ouvrages et de prendre à nouveau une dose d’humanité en plein cœur !

Ma note :

 

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