il était une fois, la journée internationale du droit des femmes

By | 8 mars 2018

Il était une fois une femme insultée, rabrouée, détruite, humiliée.
Promenons-nous dans la maison, pendant que le mari est là, s’il a picolé, il va me frapper et s’il ne boit pas, sur moi il crachera ! Combien de temps vais-je supporter? Après une bière, il rigole bien, après quatre, le sourire devient dur, à la sixième, je fuis son regard. Au-delà, je sers les dents. Et après, je les perds : un coup, deux coups, trois coups, le dernier acte a sonné.

il était une fois une femme hagarde, perdue, apeurée, esseulée.
Promenons nous dans la rue, avec ta jupe fendue. Si t’entends des pas, c’est peut être un chat. S’ils ne s’arrêtent pas, surtout ne regarde pas. Si tu te retournes, tu verras peut être un enfant courir derrière un ballon, une femme avec son portable, un papi avec sa baguette. Ou tu les verras peut être eux, qui te siffleront, riront, t’apostropheront, puis …. Puis rien. L’enfant passera sa route, la femme ne lèvera pas les yeux de son smartphone, le papi baissera le regard en grignotant le quignon de sa baguette. Et toi tu seras seule. Face à eux.

Il était une fois une femme harcelée, agressée, frappée, violée.
Promenons nous dans le métro, après l’heure de l’apéro. Dans une station, il y aura 3 cons qui te regarderont et t’envisageront. Une main sur l’épaule, un souffle dans le cou, une caresse qui frôle… sa queue sortie ou ses doigts tendus. Des va-et-vient brutaux, des râles gutturaux, une vie qui vole en éclat.

il était une fois une femme excisée, isolée, tuée, assassinée.
Promenons nous dans la vie, là où les femmes sont détruites. On leur enlève même leur féminité, leur droit d’être mère ou juste de pleurer.

Un conte de fée que l’on n’oserait même pas écrire, parce que dans les contes de fée, arrive le preux chevalier et son épée vengeresse. Dans notre monde, les princes sont au chocolat au rayon des supermarchés et les femmes des marchandises que l’on a le droit de ne même pas payer.

« La Femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. » Olympe de Gouge

Mais quand ?

 

 

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